Le client veut son jardin en ordre avant la fin d'après-midi : il y a la pelouse à nettoyer après l'hiver, les branchages à ramasser, l'allée à balayer et tout à sortir par un portillon à l'arrière. Avec un fourgon chargé d'equipements séparés, chaque opération devient un voyage à part. Le problème n'est pas le travail : c'est le nombre de machines différentes qu'il faut et le temps passé à les charger et les décharger.
Chenilles ou roues dans les jardins
Un engin sur roues entre dans les jardins quand le sol est sec et compact. Dès qu'il pleut, ou dès que la pelouse vient d'être arrosée, les roues s'enfoncent et laissent des ornières que le client ne manquera pas de signaler. La chenille répartit le poids sur une surface plus large : on travaille sur pelouse mouillée, sur terrain meuble, sur des pentes, sans risquer de devoir revenir réparer le sol.
L'engin sur roues reste utile sur surfaces dures — asphalte, empierrement, aires de stockage — où les chenilles en caoutchouc ne causent de toute façon aucun dommage, mais l'engin sur roues se déplace plus vite. Si le travail se fait presque toujours sur surfaces pavées, l'engin sur roues convient. Si l'on intervient souvent sur terrain naturel, le chenillard est le choix qui ne contraint pas à attendre le bon jour pour travailler.
Le problème du changement d'equipement entre deux opérations
Le jardinier professionnel fait rarement une seule chose sur un chantier. Il taille, ramasse, transporte, balaie. Si chaque opération exige un engin différent, les coûts d'achat, de remisage et de déplacement se multiplient. La solution qui s'est imposée ces dernières années est le train de roulement multifonction : un seul chenillard qui porte des equipements interchangeables, accrochés et décrochés sur le chantier sans outillage. On broie le bord de la pelouse, on monte la balayeuse pour l'allée, on charge la benne pour sortir les branchages. Tout avec le même engin, sur le même chantier, le même jour.
Quels equipements comptent vraiment pour les espaces verts
Le broyeur à couteaux ou à marteaux réduit les branchages, les résidus de taille et les broussailles directement sur place, ce qui diminue le volume à évacuer. C'est l'opération qui fait gagner du temps sur de grandes quantités de matériaux légers.
La balayeuse avec benne de collecte nettoie les allées, les terrasses et les surfaces pavées en ramassant feuilles, terreau et graviers fins. Par rapport au souffleur, elle collecte au lieu de déplacer : les matériaux arrivent directement dans un conteneur et ne nécessitent pas un second passage.
Les fourches et la pince râteau servent à charger des matériaux volumineux — troncs, branches, fagots de branchages — sans avoir à les ramasser à la main. Associées à la benne basculante ou pivotante, elles suppriment les allers-retours à pied dans le jardin.
Dans la gamme Cormidi
Les machines multifonction CMF sont conçues pour ce type de travail : même train de roulement chenille, plaque porte-outils acceptant broyeur à couteaux, broyeur à marteaux, balayeuse avec benne de collecte, fourches, pince râteau, pince à bois avec rotation, benne grand volume et benne basculante ou pivotante. On change l'equipement sur le chantier, sans retourner à l'atelier. Le plateau opérateur permet de rester à bord pendant les déplacements, utile lorsque les trajets à couvrir sont longs.
Pour ceux qui travaillent dans des espaces encore plus étroits ou qui ont besoin de soulever des matériaux à des hauteurs plus importantes, les mini skid loader CLX1500 et C85-ML montent la même plaque porte-outils et acceptent une grande partie des mêmes equipements. Ce sont des engins plus compacts, conçus pour des passages où même une CMF a du mal à manœuvrer.
Pour approfondir la façon dont ces engins travaillent concrètement sur les chantiers de jardinage, l'article Brouettes à chenilles pour jardiniers : où elles sont vraiment utiles présente les cas d'usage les plus fréquents.
Ce qu'il faut vérifier avant de choisir
Avant de décider, il vaut la peine de mesurer les passages les plus étroits des chantiers que l'on visite le plus souvent : portails, ouvertures entre haies, passages latéraux. Puis de réfléchir au nombre moyen d'opérations différentes réalisées sur un chantier dans une journée, et au type de sol sur lequel on travaille le plus. Avec ces trois informations en main, le revendeur local peut indiquer le train de roulement et les equipements qui couvrent vraiment le travail, sans surdimensionner et sans laisser de lacunes.