Ceux qui travaillent sur des terrains en pente savent que le problème n’est pas seulement de monter. C’est monter avec la charge, descendre en sécurité, tenir la trajectoire en dévers, faire tout cela sans perdre le contrôle de la machine. Quand le chantier est en terrain plat, n’importe quel engin convient. Quand le terrain monte, les chiffres deviennent importants.
Le C85 déclare une pente frontale à vide de 77% (38°). Avec le benne chargée, la pente frontale descend à 71% (35°). Ce sont les pentes maximales franchissables respectivement sans charge et avec charge en direction frontale, c’est-à-dire avec la machine qui affronte le dénivelé de face. Sur un chantier, cela signifie pouvoir travailler sur des rampes, des talus et des pentes raides, en montant et descendant le long de la ligne de plus grande pente.
Moins immédiate à lire, mais tout aussi concrète, est la pente latérale. À vide, le C85 atteint 82% (39°) de pente en dévers. Avec la charge, cette valeur se porte à 34% (19°). La différence entre vide et chargé est marquée, et c’est la donnée sur laquelle réfléchir lorsqu’on planifie un parcours en travers de la pente. Un opérateur qui doit se déplacer à mi-coteau avec la benne pleine doit rester dans les 34% (19°) indiqués par la fiche technique.
Les chenilles offrent un avantage structurel par rapport aux engins sur roues sur les terrains en pente : elles répartissent le poids sur une surface d’appui plus longue et maintiennent l’adhérence même là où le terrain est glissant, boueux ou recouvert d’herbe mouillée, conditions dans lesquelles les engins sur roues perdent leur adhérence. Cela ne modifie pas les chiffres déclarés, qui restent ceux de la fiche technique, mais explique pourquoi un engin sur chenilles comme le C85 est le choix de départ pour les travaux en hauteur ou sur terrains irréguliers.
Avant d’amener la machine sur un terrain en pente, il vaut la peine de mesurer ou d’estimer le dénivelé. Les pentes déclarées par le C85 se résument ainsi :
La valeur la plus restrictive est celle en dévers à pleine charge : 34% (19°). Sur un chantier de stabilisation d’un versant, où l’on doit souvent parcourir la courbe de niveau avec du matériel à bord, c’est le chiffre à ne pas dépasser. Planifier le parcours en conséquence — en préférant par exemple des trajets frontaux par rapport à la pente lorsque c’est possible — permet de rester dans les valeurs déclarées et de travailler avec une marge de sécurité.
Connaître les limites de la machine avant d’entrer sur le chantier est la première étape pour bien l’utiliser : amenez le C85 sur votre terrain et vérifiez par vous-même ce qu’il est capable de faire.